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UBER POP

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http://www.leparisien.fr/economie/video-taxi-vtc-ou-uberpop-nous-avons-teste-les-trois-sur-le-meme-trajet-24-06-2015-4888567.php

es taxis en colère ont paralysé la France, ponctuant leur mobilisation de violences. Reçue par Bernard Cazeneuve et par les services du Premier ministre, l’intersyndicale a semble-t-il été entendue. En guerre depuis des mois contre le service Uberpop, jugé « illégal » mais aussi contre la concurrence des VTC, les chauffeurs de taxis ont obtenu que la préfecture de police de Paris prenne un arrêté d’interdiction de l’activité d’Uberpop. Pourtant, ce lobby visiblement puissant ne devrait pas se réjouir trop vite.

Retrouvez la mobilisation des taxis tout au long de ce jeudi 25 juin 2015

Un lobbying efficace face au politique…

Les taxis ont l’oreille du pouvoir. Certains, dont des chauffeurs d’Uber menacés, dénoncent même une « mafia » et la « compromission de l’Etat » dans le Huffington Post. « La relation entre le pouvoir et les taxis est ancienne, ils sont implantés partout sur le territoire, ils représentent une profession très soudée et enfin un pouvoir de nuisance fort on le voit aujourd’hui », explique Aristide Luneau, directeur associé du cabinet de lobbying Interel.

Pour Jacques Delpla, professeur d’économie associé à l’université de Toulouse 1, la loi Thévenoud montre que le gouvernement reste pieds et poings liés face à ce lobby. « Interdire la géolocalisation aux VTC est tout simplement rétrograde. Le pouvoir a-t-il demandé à France Telecom son accord pour passer à quatre opérateurs téléphoniques ? Mais les politiques craignent que les taxis aient une influence sur les électeurs », assure cet économiste qui a beaucoup côtoyé les syndicats de taxis comme les hommes politiques.

Les politiques soutiennent les chauffeurs de taxi

Pourtant, selon l’économiste, l’Etat aurait tout intérêt à s’opposer à ce lobby. « Si le pouvoir en avait le courage, multiplier par deux le nombre de licences ne nécessiterait pas de changer la loi, ne coûterait rien à l’Etat et ferait baisser le chômage… Dans le cas où la profession montrerait sa collaboration, l’Etat pourrait alors s’engager à compenser la charge de leur licence par une augmentation de leur retraite. » Autre argument : les rentrées fiscales. Jacques Delpla avance que les chauffeurs de taxi, prompts à dénoncer l’exil fiscal d’Uber, fraudent massivement : 50 % de leur business échappent aux impôts et charges sociales selon l’économiste. « Uber, parce que le client paie par carte bleue, fraude moins que les taxis », allègue Jacques Delpla.

… mais qui dessert le business

Mais cette mobilisation à répétition ne semble pas être un bon calcul. Car ce lobby n’a rien de populaire. A chaque opération escargot, le nombre de téléchargements de l’application Uber augmente. Les critiques et détournements satiriques pleuvent sur les réseaux sociaux, appelant les taxis à moderniser et améliorer leur service. « Les taxis ont une stratégie de lobbying à court terme : jouer le rapport de force avec l’Etat contre l’opinion publique, analyse Aristide Luneau. Alors qu’Uber adopte une stratégie inverse en sollicitant l’opinion publique. Ils réussissent grâce au bouche-à-oreille et aux réseaux sociaux à démultiplier leur influence. Le paradoxe pour les taxis, c’est qu’en gagnant leurs confrontations ils perdent toujours un peu plus de clients. Sans changement de stratégie ils sont en train de se tirer une balle dans le pied. »

D’autant que la violence cristallise contre eux une partie des clients, qui promettent sur les réseaux sociaux de ne plus mettre un pied dans un taxi. Pourtant, la profession aurait des arguments à faire valoir : offre de transport partout, tarifs régulés, une sécurité que n’apportent pas les particuliers. Et Artistide Luneau de conclure : « Je ne comprends pas pourquoi ils ne rappellent pas qu’il y a 100 ans les taxis ramenaient les soldats de la Marne… »

Mais pour Jacques Delpla, ce monopole est de toute façon voué à disparaître avec ou sans Uber. « Je pense que la commission européenne mettra fin à cette situation de monopole. Et de toute façon les avancées technologiques rendront ce métier obsolète. Le vrai concurrent des Taxis, ce sera la Google Car, qui les battra sur tous les plans. Le jour où les voitures sans chauffeur deviendront abordables, il n’y aura plus de pénurie de taxis à Paris. »